Sérénata Schiltigheim

Orchestre de mandolines et guitares

  • Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Increase font size
  • Default font size
  • Decrease font size

Newsflash

Dimanche 16 mai 2010  - Sortie en car de la Sérénata

 

La guitare

Imprimer

Longtemps cantonnée à l'Espagne,

u début du siècle la guitare classique commença à se diffuser dans le monde entier , aidée en celà par les meilleurs concertistes espagnols comme André Segovia, qui jouèrent à cette occasion un rôle d'ambassadeur non négligeable (juste retour des choses, car si l'on en croit la légende, le luthier Manuel Ramirez aurait offert sa première guitare au jeune Segovia, trop démuni pour acquérir l'objet de ses rêves).
Rapidement, des luthiers s'implantèrent dans différents pays d'Europe, puis aux Etats-Unis et au Japon. C'est ainsi qu'en Allemagne Hermann Hauser produisit des instruments d'une qualité remarquable. Ce fut en fait le premier luthier non espagnol de stature internationale (toujours dans le domaine des guitares classiques), et ses instruments furent adoptés par des guitaristes de premier plan comme Ségovia ou Julian Bream. Son fils lui succéda d'ailleurs avec la même réussite. En Angleterre, David Rubio s'imposa de la même façon et avec un talent égal, alors qu'aux Etats-Unis l'école de lutherie fut initiée par Manuel Velasquez. Aujourd'hui, un nombre considérable de jeunes fabricants suivent la voie tracée. De la même façon, les Japonais, toujours pointus dans leurs imitations, se sont avérés d'excellents luthiers. Bouchet a raconté avec humour l'histoire de ces bataillons d'admirateurs japonais qui un jour envahirent son atelier, alternant courbettes et clichés chapardeurs. Le succès des luthiers nippons s'explique peut-être par le million de guitaristes classiques que l'on recence dans ce pays. Masaru Khono est probablement le père de cette école japonaise. Khono a produit des instruments de belle qualité, suscitant la vocation de beaucoup de ses jeunes confrères, comme Kasuo Sato.
Les guitares classiques modernes ressemblent dans leurs grandes lignes aux modèles créés par Torres. Pourtant, un observateur avisé pourra constater que, bien souvent, de nombreux points de construction (notamment dans la structure interne) distinguent ces instruments de la référence imposée par le maître espagnol. Des fabricants et des acoustitiens, comme le scientifique américain Michael Kasha, ont proposé des concepts révolutionnaires qu'ils ont tenté d'appliquer aux barrages et aux chevalets des guitares, mais leurs idées n'ont jamais trouvé un écho très favorable auprès des concertistes. Un échec que l'on peut attribuer à l'inadaptation de telles innovations, mais que leurs concepteurs et de nombreux observateurs n'ont pas manqué de mettre sur le compte du conservatisme légendaire du monde de la musique classique. Des luthiers comme Daniel Friedrich, à Paris, ont également travaillé avec des acoustitiens pour proposer des résultats moins radicaux, mais plus convaincants. Friedrich a fait d'innombrables expériences avec des barrages différents, toutes savamment répertoriées. Ces instruments d'un niveau constant, mais aux différences subtiles, concourent à prouver qu'il n'y a pas un système universel de barrages, mais autant de méthodes qu'il peut y avoir de luthiers, de pièces de bois aux caractères variables, et de clients aux requêtes souvent contradictoires.

Un autre changement important est intervenu après la dernière guerre avec l'adoption des cordes en Nylon par la quasi-totalité des musiciens classiques et de flamenco, alors que, jusque-là, les cordes étaient faites en boyau, ou en métal pour d'autres styles de musique. Cette nouveauté, qui a vu le jour à New-York, a permis aux musiciens de disposer de cordes uniformes, d'une longévité plus grande, et considérablement plus économiques.


Les guitaristes de la Sérénata:

Jean Pierre DAUL
Jean Paul DOPPLER
Laura DE SIMONE
Jocelyne HUCKENDUBLER
Robert JAMANN
Michel JUNG
Claudine LAPP
Paulette BUREAU



Site à visiter: Le Luth sur le Web